Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 13:29

...de la chance qu'on a. Souvent, c'est quand on perd  quelque chose ou  quelqu'un qu'on réalise à quel point ça comptait pour nous. Mais c'est trop tard. On ne s'en rend pas compte, mais on  le sait, intuitivement. Pourquoi on ne change pas notre façon de faire ? parce qu'on est submergé par le quotidien, parce qu'on est emporté par la grande spirale de la vie, parce qu'on a la flemme aussi. Il en faut du courage ou de l'inconscience pour tout bouleverser !

Il y a quelques années, j'ai lu "24heures dans la vie d'une femme"(ou qq chose d'approchant) , le nom de l'auteur m'échappe, peu importe. Cette femme a une vie paisible et elle découvre l'amour fou avec un homme pour lequel elle est prête à tout quitter, sa vie, son confort, ses enfants. Il y a quelques années, j'ai eu moi aussi envie de tout plaquer pour partir loin, parce que je n'avais pas le courage de me dire que j'étais malheureuse, qu'il fallait partir. Au final, c'est moi qui est été jetée comme un vieux kleenex quelques années et trois enfants après... ça a au moins l'avantage d'être confortable le rôle de victime- de- la- méchanceté- de- son- ignoble- mari...mais c'est à double tranchant : on est aussi la pauvre conne trompée -qui-n'a-rien-vu-alors que c'était évident !

Par C.CUBE
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 21:03

La semaine dernière, je me suis rendue à la bibliothèque du quartier pour rendre des livres et éventuellement, en reprendre un ou deux. Un titre me saute aux yeux :"Pièce montée" de Blandine Le Callet. Je pense aussitôt à un mariage, au mien, le second, parce que le 1er était une catastrophe, je vous raconterai un jour comment rater son mariage en une leçon, échec du couple assuré !

Bref, je lis la 4ème de couverture, comme d'hab', et là, je découvre que l'auteur est née en 1969, je regarde illico l'éditeur : merde, c'est Stock ! Cette nana a un an de moins que moi et elle a réussi à se faire publier chez Stock !

Verte de jalousie, lèvres pincées, regard noir, j'emporte l'ouvrage dans mon antre, je le pose dans un coin et j'attends que le moment soit propice à la lecture, autrement dit le moment où ma tribu est couchée ET endormie (Maman, j'ai mal à la tête !... Maman, j'ai oublié de te dire... Maman, il faudrait que tu signes un mot, c'est super-important !, etc... qui a dit que les enfants manquaient d'imagination ?? Les miens rivalisent d'ingéniosité au moment de se coucher : ça m'énerve !!!) . Enfin, le moment arrive : je prends le roman, je lis la dédicace que je trouve ridicule "A Pierre-André / A nos trois petits choux"... pourquoi pas à nos trois tartes pendant qu'elle y est ? "Choux" ! Mon Dieu, elle ne peut pas dire "nos enfants" ? "nos petits" ? "nos chères têtes blondes" ?(avec des prénoms pareils, je serais surprise de les découvrir autrement que blonds aux yeux bleus, habillés en Zadig et Voltaire !).

Bon, je persiste car j'ai vraiment besoin de comprendre pourquoi ELLE est publiée et pas moi ; bien sûr, le fait de ne jamais avoir envoyé de manuscrit à quelqu'éditeur que ce soit ne me vient pas à l'esprit sur le moment...

Les chapitres portent tous des prénoms, le 1er est celui d'une petite fille qui se rend à un mariage avec ses parents, par exemple. En fait, tout le livre se rapporte au mariage de Bérangère et Vincent, selon des points de vue différents. C'est simple et efficace. ..

Pour être tout à fait honnête, j'ai lu les 320 pages en deux jours, j'ai dévoré ce livre comme je l'ai rarement fait et pourtant Dieu sait si j'ai lu ! J'ai adoré ! Les personnages sont attachants, les sentiments décrits justes, les situations sont celles que l'on connaît tous, l'identification fonctionne très bien et on se prend d'une véritable affection pour Maddy, l'aïeule indigne et incisive qui se révèle fragile et amoureuse d'un souvenir de 60 ans... Ce roman est un petit bijou, finement ciselé, un plaisir intellectuel intense, un grand moment de bonheur.

Quand j'ai lu la dernière ligne, ça m'est apparu comme une évidence : oui, je sais pourquoi cette jeune femme est publiée.

Par C.CUBE
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 16:36
... j'ai rencontré un bonhomme fameux !
J'étais en route pour Debré comme tous les jours depuis le 14. Les gens de la rame étaient, comme toujours, atones, silencieux et recroquevillés dans leurs bulles invisibles et impénétrables. Leurs yeux se croisaient parfois, subrepticement, et se détournaient aussitôt, comme si cela était indécent ou salissant.
Curieuse humanité qui a peur d'un regard ! Il faut dire que les Parisiens et leurs avatars, les banlieusards, sont habitués à regarder sans voir, c'est le seul moyen de laisser des gens affalés par terre dans un état pitoyable,des humains, des semblables, sans que la conscience nous titille trop.
J'en étais là de mes réflexions quand à un arrêt, un petit vieux tout maigrelet monte dans le wagon avec une surprenante vivacité pour son âge. Il était tel qu'on se représente les clochards : mal rasé, les joues et le nez rouges, le bonnet de marin enfoncé sur la tête, et probablement plus de dents, ce qui lui donnait un faux air de Popeye ! Ses yeux étaient très brillants, très jeunes et sa voix ! oh, sa voix !! EXCEPTIONNELLE !!
Il nous a salué bien bas, avant de nous annoncer le programme : Aznavour et Brassens. Et voici qu'il entonne le début d'une chanson du premier, que j'ai eu quelque mal à reconnaître, puis il a enchaîné sur le second sans qu'on s'en rende vraiment compte tant il chantait "désaccordé" !
 Et il braillait, et il braillait !   Au point que les passagers, stupéfaits, regardaient autour en se demandant s'il n'y avait pas une caméra cachée.
 La fin de la seconde chanson a été dantesque, le petit vieux s"est lâché, il a dû se croire à l'Olympia. Moi, je riais franchement et j'ai passé trois minutes vraiment mémorables dans ce wagon. Deux ou trois autres personnes ont dû ressentir la même chose et ce sont d'ailleurs les seules avec moi, à avoir donné quelques pièces à notre Popeye. Arrivé à l'arrêt suivant, il a sauté du wagon avec la même agilité dont il avait fait preuve pour y monter et je l'ai vu bondir dans celui d'à côté où j'imagine qu'il a repris son show...
Par C.CUBE
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 15:35
... les transports en commun.
 Bon, le train, ça a çà de bien pour une observatrice attentive, c'est que ça permet d'avoir un bel échantillon d'humanité sous les yeux, à observer. Souvent, parmi tous ces gens qui se croisent sans se voir, un ou deux spécimens se détachent de la masse.
Par exemple, hier, j'ai pris le RER pour aller à Debré. Il n'y avait pas trop de monde sur le quai, il faisait froid et les gens n'avaient qu'une hâte: monter dans le train pour se réchauffer. Au passage, la SNCF doit être de mèche avec les fabricants de Tamiflu parce que la différence de température entre l'extérieur et l'intérieur du train est phénoménale ! Dehors, il fait -4°, tu montes dans le wagon, il fait 28°! En plus, les radiateurs sont juste à tes pieds, à hauteur du mollet. La chaleur te monte à la figure en se propageant sur toutes les parties du corps. Il suffit que tu n'aies pas bien digéré ton p'tit déj' pour te sentir tout chose...
Bref, je monte dans le compartiment, m'assieds sur un des sièges, hôte immédiatement mon blouson pour éviter d'attraper la grippe trop vite et me mets à regarder par la fenêtre. Les autres passagers, ces copieurs, ont fait la même chose que moi. Vous me direz, dans un train, on ne va pas se mettre à danser la lambada au milieu du couloir...
Arrivés à Carrières, (parce que bien sûr, le train s'arrête à toutes les villes qu'il croise !) , je vois monter plusieurs voyageurs, dont un petit vieux qui, pour une raison qui m'échappe encore, choisit de s'asseoir à mes côtés, alors qu'il y a plein de places partout ailleurs.
Bon, je l'ignore, indifférente. Le train redémarre et là, surprise : le petit vieux se met à fredonner à voix haute une drôle de mélodie que je n'ai d'ailleurs pas reconnue (vu son âge, je crois que c'est normal : je ne connais pas les tubes d'avant-guerre...).
Je le regarde du coin de l'oeil, le plus discrètement possible, on ne sait jamais s'il essayait d'attirer mon attention. Et là, deuxième surprise, je m'aperçois qu'il est en train (!!) de s'endormir ! Incroyable ! C'est la première personne que je vois en train de s'auto-bercer !! Et il s'endort vraiment...
Je l'observe alors, tout à loisir. Il était petit, genre Leprechaun, avec des cheveux gris et rares, coiffés en arrière comme les danseurs de tango argentins. Ses sourcils m'ont fait penser à ceux des Grands-Ducs, vous savez, ces espèces de hibous. Son oreille gauche était vraiment très originale : là où normalement se dessine une cavité gracieuse au-dessus du lobe, se trouvait une boule de chair rosâtre du plus curieux effet. On aurait dit qu'il avait mis une boucle d'oreille en forme de perle, mais dans son oreille ! C'était... répugnant !
Arrivé à proximité de Saint-Lazare, à quelques dizaines de mètres, voilà t'y pas que j'entends à nouveau s'élever dans les airs la mélodie du dormeur ! Il s'était réveillé en reprenant son chant interrompu, comme s'il avait été sur pause pendant les trois-quarts du trajet... Je l'ai perdu de vue dans la foule compacte de la gare.
Ce matin-là, je me suis dit que l'espèce humaine était décidément pleine de surprises.
Par C.CUBE - Communauté : ecrivains en herbe
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 13:27

... ferait mieux de rester couché. Et oui, vous savez, ces jours où le réveil, pour une raison que vous ignorez, ne sonne pas ; des jours ou plutôt des nuits où votre petit dernier danse la lambada jsuqu'à pas d'heure...des jours où tout est gris et froid, où les gens sont antipathiques (où vous-même êtes apathique !)... des jours où on se dit que ça va être très très dur de tenir jusqu'au soir... Et puis, un jour, il y a la grosse tuile, l'enfant fragile hospitalisée, qui murmure de sa petite voix au téléphone que tout va bien, mais "quand est-ce que tu viens ?"... Alors, je peux vous dire que tout se relativise, que tout prend un sens nouveau, que,finalement, tout le reste n'est pas si insurmontable que cela.
Garde espoir ma Gaby, Maman est là.

Par C.CUBE
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